Ah ces belles barrières !

Ces belles barrières dans notre ombre

 

 

 

 

Ah c’est facile d’aller débusquer les croyances de nos coachés, leurs auto-limitations ou leurs auto-sabotages mais nos propres zones d’ombre nous donnent évidemment beaucoup plus de fil à retordre !

 

Et hier, j’ai fait une drôle d’expérience avec une de mes coachées, après une séance de coaching tout à fait “normale” incluant de l’EFT pour traiter une peur l’empêchant de passer à l’action, elle me demande si l’EFT marche sur les douleurs et je lui réponds “Oui, il y a beaucoup de thérapeutes qui l’utilisent avec succès, mais bon, moi je suis coach et pas thérapeute, je n’ai donc pas d’expérience spécifique”.

Je pensais avoir suffisamment répondu à la question, mais non visiblement, elle demande des précisions sur la méthode, je lui indique donc sur un exemple fictif comment elle peut l’utiliser.

Et là, elle insiste : “Ne pourrais-tu me montrer concrètement sur un exemple précis ?”. Et là voyant que je n’allais pas me débarrasser aussi facilement que ça de cette question, j’acquiesce et lui demande quelle douleur elle aurait à traiter. Elle m’indique alors une douleur à 5/10 partant du poignet droit et allant jusque dans son index, douleur qui s’active chaque fois qu’elle plie son majeur. Et en faisant le mouvement en même temps qu’elle je ressens une douleur identique et je me souviens que ça fait plusieurs jours qu’elle est là aussi et pour tout dire, elle remonte même dans mon avant-bras. Et depuis son apparition il y a presque une semaine, je l’ai traitée par le mépris et j’ai complètement oublié au passage que j’aurais pu essayer l’EFT ; mais bon, c’est normal, je suis coach et pas thérapeute !

Je commence donc l’enchaînement rapide des quelques rondes ponctuées par ma demande “Et maintenant quand tu plies ton doigt, ta douleur est à combien”, pour constater qu’elle descend à 3 puis 0,5 et finalement à 0.

Et quand elle m’annonce son dernier chiffre, je peux constater par moi-même que je peux également plier à nouveau le doigt sans sensation désagréable !

Je lui raconte donc ce qui s’est passé pour moi, et je la remercie de m’avoir donné l’occasion de tester cette méthode, et nous partons toutes les 2 d’un grand éclat de rire.

 

C’est comme ça que j’ai pu voir que je m’étais érigé une belle barrière protectrice “je suis coach, pas thérapeute” qui m’obligeait à ne pas traiter non seulement les  douleurs physiques de mes clients avec des outils qui ont montré une efficacité (quand ils sont utilisés par des thérapeutes ou par les personnes pour elles-mêmes), mais aussi à ne pas m’autoriser le faire pour moi-même…

La plupart du temps nous nous créons des limites pour assurer notre confort et au fil du temps ces limites prennent une apparence de barrières de plus en plus réelles et nous en oublions notre faculté à les contourner ou à les franchir.

Vous arrive-t-il à vous aussi d’être arrêté par des obstacles que d’autres pourtant franchissent ? Peut-être par peur de l’échec ?

Et si vous vous donniez l’autorisation de passer cette barrière, et même l’autorisation plus difficile de ne pas obligatoirement réussir du premier coup. En  effet les gens qui ont les succès les plus importants sont ceux qui ont essuyé également le plus grand nombre d’échecs (en valeur absolue). Les exemples les plus connus viennent du continent américain (Walt Disney, Thomas Edison ou Abraham Lincoln dont vous pouvez consulter les biographies sur wikipédia) car aux USA, l’échec est culturellement une des composantes de la réussite.

Je vous suggère en lecture complémentaire : “le coût de la perfection” de Karine Aubry

3 thoughts on “Ah ces belles barrières !”

  1. C’est l’avantage avec les techniques énergétiques : on peut à la fois faire de la “thérapie” et du coaching.
    Comment semer sur sol qui n’est pas labouré ?

    Et puis l’avantage pour le client (avec les techniques énergétiques couplées au coaching), c’est qu’il ne culpabilise pas contrairement au coaching traditionnel où il arrive qu’il culpabilise parce qu’il n’arrive pas à atteindre ses objectifs alors qu’il y met toute la meilleure volonté du monde (car il n’a pas travaillé sur ses émotions, croyances, traumas au préalable, ce que les coachs traditionnels ne font pas).

    Je suis coach et pas thérapeute, c’était une sacré croyance, ça …
    (ils nous font bien avancer aussi, nos clients !)

  2. Bien sûr que je me trouve confrontée souvent à des blocages… devant des obstacles et je me dis qu’effectivement d’autres les passeraient sans problème.

    Peur, manque de confiance en moi ? Je ne sais pas. Peur de l’inconnu plutôt… particulièrement quand il s’agit de quitter une position de confort.

    Quand l’obstacle est passé je réalise souvent aussi que je m’en suis fait toute une montagne et qu’après tout ce n’était pas la mer à boire.

    Je suis persuadée que les échecs motivent à avancer et à se dépasser.

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